Nos actions au Sénégal

1. Aide à la scolarisation

PONTERANGA aide les familles démunies à envoyer leurs enfants à l’école ; pour cela, nous achetons auprès de commerçants locaux  sur place à Ziguinchor les fournitures scolaires. Cela représente 3€ par enfant et par an.

Si PONTERANGA n’aidait pas les familles nécessiteuses, elles n’enverraient pas leurs enfants à l’école mais dans les champs : en effet, la guerre a décimé la main d’œuvre masculine, et les femmes ont besoin de bras. Ainsi verrez vous sur les photos de très grands enfants dans la même classe que des tout petits : tout simplement parce que les grands n’étaient pas encore allés à l’école à 11 ans, tant que l’aide n’était pas disponible.

Une classe de l’école de Niaguis

En 2011 PONTERANGA a aidé 2000 enfants à aller à l’école dans trois villages de brousse : NiaguisSône et Tobor.

Parmi ces enfants, 560 élèves de l’école de Niaguis ont pu étudier grâce à l’aide de PONTERANGA qui les a doté de leurs fournitures scolaires, pour un total de 1050€ (6887300 FCFA) ; compte tenu des déplacements de population, la demande pour l’année scolaire 2012/2013 est de 983€ soit 645450 FCFA pour 524 élèves.

  • Cours élémentaire : 2 classes de 47 élèves = 94
  • Cours préparatoire : 2 classes de 43 élèves = 86
  • Cours élémentaire 1ere année : 2 classes de 51 élèves = 102
  • Cours élémentaire 2eme année : 2 classes, l’une de 41, l’autre de 42 élèves = 83
  • Cours moyen 1ere année  : 2 classes de 41 élèves = 82
  • Cours moyen 1ere année  : 2 classes, l’une de 38, l’autre de 39 élèves = 77

2. Aide à l’alimentation (cantine scolaire)

L’aide à la cantine concerne l’école de Niaguis

Cette école accueille 600 enfants car nombre d’entre eux viennent de villages environnants dans un rayon de 5 à 10 kms.
La cantine est subventionnée par la Communauté Rurale (l’équivalent du Conseil Régional) pour l’achat de riz, ce qui est loin d’être suffisant. Cette cantine est rudimentaire : il n’y a  pas de bâtiments. Trois femmes du village cuisinent « à la sénégalaise ».

Pour bénéficier des repas scolaires, chaque famille doit payer 0,20€ par mois et par enfant scolarisé. À NIAGUIS, les familles d’environ 350 enfants ne peuvent pas apporter cette contribution.  Certains enfants passent ainsi toute la journée à l’école sans manger. PONTERANGA apporte donc les fonds nécessaires pour que ces enfants puissent manger à la cantine pendant l’année scolaire.

Rappelons que nous intervenions ici en complément du PAM (Programme Alimentaire Mondial) qui fournissait d’ordinaire le riz, denrée de base, mais cette aide a cessé en 2019.

Nous avons également permis la construction d’une cantine scolaire en finançant l’achat des matières première et la main-d’œuvre. Les femmes peuvent ainsi cuisiner à l’abris des intempéries.

3. Aide au maraîchage

Les femmes se regroupent pour maraîcher , par quartiers ou hameaux.

PONTERANGA, grâce à son travailleur social sur place, visite ces groupements et analyse leurs projets, et leurs besoins.

Au fil des ans, les aides de PONTERANGA ont ainsi pu concerner des quartiers et des besoins différents.

Par exemple, un des premiers Groupements d’Intérêt éconpomique aidé a son champ à l’entrée du village de NIAGUIS, en bordure de la route; depuis plusieurs années successives, l’association aide ces femmes par les financements suivants :

  • financement de l’installation d’une pompe mécanique sur l’un des puits; achat de poulies et de cordes sur le second puits;
  • financement d’une partie de la clôture (piquets en fer) et du portail d’entrée sur le terrain exploité par ce GIE (49 femmes concernées).

Un second Groupement de 37 femmes travaille trés loin du premier, à la sortie du village sur la route de Kolda, dans un secteur trés sec et chaud, à l’intérieur des terres (loin de la route, et du fleuve). PONTERANGA a d’abord aidé ces femmes à mieux maraîcher en finançant l’achat d’arrosoirs, de seaux, de coupe-coupes, de brouettes.

L’année suivante, constatant les grands progrès obtenus en termes de culture grâce à cette aide modeste, PONTERANGA a financé l’achat de nouveaux outils et de semences. Aprés avoir conseillé et fait conseiller ces femmes par des spécialistes, l’association a aidé le groupement à cultiver un terrain plus accessible : beaucoup moins loin de la route, il est aussi plus facile à irriguer. Mais il a fallu d’abord déraciner quelques arbres, les dessoucher, créer un puits, cultiver . Une clôture a été financée et installée. La mise en place d’un bon système d’irrigation a été déployé sur plusieurs années et tout récemment, en 2019, la pose d’une pompe pour tirée l’eau du puits alimentée par des panneaux solaires a été réalisée.